Grand Corps Malade : "Je vois des blessures mais aussi un homme serein et en paix"

Difficile de l'appeler par ce pseudonyme qui a pourtant défini l'homme dès le début de sa carrière. Fabien, son prénom, s'impose avec évidence, créant cette complicité immédiate pour tout qui le rencontre. Une proximité établie d'emblée avec un public qui non seulement lui est fidèle mais aussi se renouvelle. Grand Corps Malade décline ses "Reflets" dans un album intimiste et dansant. Pour le voir en concert, pas une once d'hésitation, les dates se multiplient aussi vite que les billets s'arrachent.

Grand Corps Malade
"Toute une salle qui chante et vous accompagne procure beaucoup d’émotion", confie Grand Corps Malade. ©Yann Orhan

Paris Match. Vous nous proposez de faire un bout de chemin ensemble et l'album s'ouvre avec le titre "J'ai vu de la lumière". Pas facile de la distinguer en ce moment.

Grand Corps Malade. Pour ce qui est de choper la lumière, je sais faire, la vie me l'a appris. J'ai eu, comme on sait, un parcours compliqué mais je suis quelqu'un de profondément optimiste. Je n'ai pas besoin de faire un long travail d'introspection pour aller vers le positif. Je cherche à me renouveler, à trouver des angles différents pour parler de l'amour comme du monde, tout en veillant à rester moi-même. Mais la musique permet d'aborder d'autres pistes et j'ai privilégié, pour cet album, une production très léchée, des rythmes électro, des ensembles de cordes et de cuivres. J'aime qu'il y ait plusieurs humeurs musicales.

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